AOÛT 2009

 

RÉUNION DE CRISE SUR LA SÈCHERESSE LE 4 AOÛT :
LES PÊCHEURS TIRENT LA SONNETTE D'ALARME
 

Le Président Patrick PACHOT a convoqué le Conseil d'Administration, ainsi que la presse locale.

Voici le résumé de cette réunion, réalisé par Fabien ROUX du Dauphiné Libéré :

"C'est un cri d'alarme que lancent les pêcheurs. Patrick PACHOT a dressé un tableau pour le moins inquiétant concernant le niveau des rivières dans le Nord-Ardèche. Une situation inédite depuis la canicule de 2003 et qui pourrait avoir de graves conséquences écologiques. On dirait que l'expérience de 2003 n'a servi à rien, s'emporte Patrick PACHOT. En moyenne, il faut cinq ans pour se remettre d'une sècheresse. Truites et écrevisses à pattes blanches sont parmi les premières espèces menacées.
L'association réclame donc des mesures drastiques de la Préfecture. Un arrêté a été pris le 30 juillet pour placer le secteur en pénurie sévère, mais cela n'est pas suffisant. L'Ay ne coule quasiment plus, la Deûme a un niveau très bas. Il faut un nouvel arrêté pour placer les rivières du Nord-Ardèche en état de crise. Et il faut plus de moyens pour effectuer les contrôles.

Les pêcheurs ont attiré plus particulièrement l'attention sur le cas de la Cance, qui subit divers prélèvements de la par des riverains, particuliers et agriculteurs. Ils estiment à environ 40 le nombre de pompes installées le long du cours d'eau et des ruisseaux qui l'alimentent, de Vocance à Annonay.
Nous ne sommes pas systématiquement contre les prélèvements, précise Patrick PACHOT, mais il y a un moment où il faut arrêter. On espère une prise de conscience des citoyens. Si les choses perdurent, je crains des actes de malveillance, car les pêcheurs en ont marre de payer des permis de pêche et que rien ne soit fait pour préserver la rivière !

Les responsables de la Gaule Annonéenne ont évoqué quelques pistes pour limiter durablement l'impact des prélèvements. Pour les particuliers, ils ont ainsi plaidé pour les aider à s'équiper davantage de citernes de récupération des eaux pluviales. Quant aux agriculteurs, le Président a tranché net : Pourquoi permet-on la culture du maïs qui nécessite de grandes quantités d'eau sur un territoire comme le nôtre, qui connait chaque été des problèmes ?

Mais pour l'instant, tous attendent surtout que la Préfecture décrète l'état de crise.
Et Patrick PACHOT d'avertir : S'il ne pleut pas ce week-end, la situation sera vraiment catastrophique."

Face au mécontentement des pêcheurs, le Conseil d'Administration de la Gaule Annonéenne pose des questions :
• Pourquoi payer une redevance C.P.M.A. servant à financer en partie l'O.N.E.M.A. si les pêcheurs n'en voient
  aucune retombée ?
• Quel est le rôle actuel de l'O.N.E.M.A. en Ardèche ?
• Notre secteur géographique n'est-il pas oublié ?
• Pourquoi ne pas donner la police de l'eau aux gardes particuliers sur des domaines spécifiques comme la
   surveillance des pompages abusifs s'il n'y a pas d'effectif (ou de volonté de réaliser des contrôles) ?
• Quel avenir pour la pêche en Ardèche, voire en France ?
• Quelle cohérence des politiques publiques en matière de gestion de l'eau ?
• A quand des décisions préfectorales courageuses lors de ces épisodes de grande sécheresse ?

Par ailleurs, Patrick PACHOT a envoyé plusieurs e-mails à la Fédération de Pêche de l'Ardèche, l'O.N.E.M.A. 07, la D.D.E.A. 07 et la Préfecture de l'Ardèche pour tenter de faire évoluer rapidement la situation.

 
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