Cyril, Pascal, Patrick, Pierre et moi avons pris l’avion début mai 2005 à Saint-Etienne, direction Londres, puis arrivée à deux heures du matin à Shannon, en Irlande. Là, deux véhicules de location nous attendent pour remonter en bordure du Connemara, à Balinrob.
Après la prise en main de la voiture avec volant à droite, il faut s’habituer à la conduite à gauche. Près de 150 km nous attendent avant de rejoindre notre hébergement. Une bonne nuit nous fera le plus grand bien, pikes et truites nous attendront.

Le matin : grand vent. Nous décidons d’aller pêcher le brochet et nous mettons d’accord pour un petit lac en bordure de route, déjà repéré par Pascal lors d'un précédent voyage. Des roseaux de 2 mètres de haut entourent le lac et Pascal nous met en garde car les bordures des lacs sont de vrai pièges. On peut facilement s’enfoncer jusqu'à la taille voir plus. La prudence s'impose...
La pêche à la mouche est impossible tellement joncs et roseaux sont hauts. La pêche au mort manié avec une mouche à brochet plombée devient vite la meilleure technique adoptée par tous. Les premiers posers en donnent la preuve : des attaques dans 80 cm d’eau et à 5m de nous. Les brochets sont bien là !
Pendant ces 10 jours nous avons pêché une quinzaine de lacs, plus ou moins grands, et rares ont été les bredouilles. Les poissons n'étaient pas de monstres mais des "pikes" de 70 à 95 cm, avec le record pour Pierrot. Patrick, qui est aussi chasseur (nul n’est parfait), s’est régalé de voir de nombreuses espèces de gibiers : bécassines, faisans, palombes, renards, loutres, lièvres, perdrix et même des cervidés…

Les jours sans grand vent, nous reprenions nos cannes à mouches pour taquiner les truites, direction le canal entre le lac Masque et le lac Carra, en journée. L'approche est très difficile, de nombreuses pierres posées sur les berges lors du creusement du canal par les esclaves durant la guerre contre les Anglais, de nombreux obstacles végétaux, la profondeur du canal, le niveau et le débit de l'eau nous préparent à une pêche très technique. A nous de nous adapter !
Cyril et Pascal en aval, Patrick, Pierre et moi en amont, et rendez-vous à 14 heures pour le casse- croûte.
Les grosses truites étaient en activité. Après plusieurs tentatives et plusieurs poissons calés, un montage maison tout en lièvre plait a une jolie fario de 50 cm qui m’en a bien fait voir pour la mettre dans l’épuisette. Sans l’aide de Patrick, il m’aurait fallut casser ! Ce qui aurait été dommage, car elle à fait une belle photo avant de regagner son élément naturel.
Plus haut d’autres poissons gobeurs, mais très peu ont été pris : 4 ou 5, tous pratiquement aussi jolis.
De leur côté Cyril et Pascal a manqué le repas de 14 h, à cause d’un combat avec une truite de 56 cm que Pascal à leurrée et a pu attraper au bout de trois quarts d’heure, tellement l’accès était difficile et le poisson sauvage.

Le soir, la pêche ne ferme pas en Irlande. Nous allions donc faire les coups du soir au lac Masque. Les truites rentrent dans les baies abritées du vent où les niveaux d’eau sont moins importants, donc plus chauds, pour avaler les insectes qui émergent. On aperçoit leurs nageoires caudale qui sortent de l’eau comme des dauphins en bancs. Le jeu consiste à déterminer leur parcours et à poser nos mouches dans leurs direction. Cyril, bien que débutant, fut le meilleur : tous les soir il réussit a sortir un poisson. La chance du débutant dirons-nous ! Pour les autres, des départs et beaucoup de casses dûes aux roches très coupantes reposant sur le fond.

En conclusion, l'Irlande est une très belle destination pour les passionnés de nature et de pêche a la truite très sauvage. Sans oublier l’ambiance des pubs Irlandais et la dégustation d'une bonne Guiness...

Didier MOREL

 
   
   
   
     
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